Site officiel du Bernard Struber Jazztett




Numéro 70
"Jazz is not dead, it just smells funny ..."
Ainsi parlait ZAPPA en 1974 dans "Be Bop Tango" (écouter le disque "Roxy & Elsewhere" à l'index 6'21"). Morts supposées, morts annoncées, résurrections successives ... quelle est l'odeur du jazz aujoud'hui ?   
 
Si le jazz s'est inspiré, tous pavillons dehors, de tout ce qui passait à portée de ses oreilles, comment nourrit-il son artisanat aujourd'hui ? Et comment se cloner benoîtement dans le jazz lui-même ? Le musicien de jazz ambitionne de pouvoir recycler dans tout ce qui l'intéresse : Gesualdo, Bach, Chopin, Mahler, Debussy, Ravel, Strawinsky, Led Zeppelin... Après la résurgence  de musiques traditionnelles et de leurs musiciens, l'électronique lui inspire de nouveaux terrains de jeu.
 
Alors que paraissait en 1923, l'opus 23 pour piano, premier manifeste de la musique dodécaphonique sérielle (gestion de l'atonalité, principe de non-répétition "ne faites pas ce qu'un copiste peut faire à votre place" disait Arnold Schoenberg ..., un système devant assurer la pérénité de la musique germanique pendant un siècle...), le jazz enregistrait  des musiques folkloriques aux mélodies tonales limitées dans une octave et véhiculées dans des phrases de 8 mesures à 4 temps. Un certain décalage qui s'est un peu résorbé, le jazz gagnant alors la reconnaissance de l'institution et d'une musique de création...
 
Dans les années 60, le jazz se radicalisait en privilégiant toutes sources de sons et en se "libérant" d'une pulsation régulière, alors que la musique écrite ouvrait ses portes au hasard, à l'indétermination, à l'improvisation (Stockhausen, Cage, Lutoslawski, Pousseur ...). Le rapprochement de part et d'autre pouvait être imminent... sauf que la fusion potentielle aura été de courte durée. Une solide reprise en main des compositeurs laissera dorénavant le seul champ libre à l'interprétation rigoureuse des signaux écrits. Et l'avènement des générations rock, rythm'n'blues, rap, électro prendra les nouvelles commandes...
 
Si André HODEIR, compositeur et critique, proposait "d'ouvrir le jazz pour ne pas en sortir", n'est-il pas possible d'en sortir mais avec la manière ? La manière de ne pas avoir envie de répéter et de se répéter, affirmer une identité individuelle et collective que l'on a mis longtemps à chercher. Une attitude protéiforme du jazz qui a peut-être cessé de générer une  succession de nouveaux styles. Car l'attitude d'un Glenn Gould dans les Préludes du Clavecin bien tempéré ou d'un Charles Münch dans la Symphonie Fantastique est sans doute "jazz" . Etre "jazz" et ne pas en jouer, serait ce possible pour humer d'autres odeurs ? 
 
     
On s'est activés récemment ...
 
Dans les Théâtres de Saint-Louis (68) le 22 avril, de Poitiers (86) le 29 février, de Dudelange (Luxembourg) le 19 février, de Muenster (RFA) avec ses 1000 spectateurs, au nouveau Jazz-Club de Karlsruhe (RFA) le 21 février, à la Salle des Fêtes de Scherwiller (67) le 17 février, à l'inauguration officielle du Zénith (67) le 4 janvier ...
 
On s'activera prochainement ...  
 
A Wasselonne (67) le 7 juin, à Brouseval-Wassy (52) le 13 juin, à Paris (Festival de rock progressif du Triton) le 20 juin, à Rixheim le 21 juin.
Sans oublier le concert des orchestres d'harmonie de Wassy le 14 juin, de Bourbonne les Bains (52) le 4 juillet : THE BEATLES , J.S.BACH , "Lumières Fertiles" (création de B.STRUBER) , THE SCORPIONS), "Riffs collection" (Kinks, Fleetwood Mac, Velvet Underground, Pink Floyd ...), de celui de l'Electricité de Strasbourg dans l'orchestration du répertoire de "Parfum de Récidive" en mini-concertos pour l'Orchestre d'Harmonie de l'Electricité avec Jean-Marc FOLTZ (clarinettes), Fred NOREL (violon), Mike ALIZON (saxophone), Serge HAESSLER (trompette), Benjamin MOUSSAY (claviers),  Bernard STRUBER (guitare) (CONCERT JAZZ D'OR 2008)
 
 


En temps de guerre ...

La terre est toujours le théâtre de guerres officielles et officieuses, et nous aimerions tous oeuvrer pour une paix sans équivoque. Il y a aussi trop de morts sur les routes, mais est-une raison pour installer ce décor de guerilla avec :
 flics cachés dans les hautes herbes en train de vous jumeliser par l'avant ou par l'arrière,
 hélicoptère (1500 € de l'heure) volant à plus de 300 m d'altitude (pour ne pas attirer l'attention) avec les mêmes jumellistes,
 le bolide japonais qui va vous rattraper,
 le motard en civil qui va vous dénoncer au motard costumé ?
Il ne manque plus que l'avion de combat (le char est pour l'instant encore trop lent et l'avion rafale se vend mal) ! Récemment lors d'une contrôle de "routine" (ah! la délicieuse expression !), l'uniformisé me dit "vous avez l'air fatigué, vous !" . Personne n'a encore pensé à doter la maréchaussée de tensiomètres et de thermomètres ! Au-dessus de 37,5° , 3 points en moins !
J'ajoute que ce texte est écrit par un automobiliste avec ses 12 points malgré tout, scrutant ciel et bas-côtés, s'imaginant un brin aussi vicieux que celui qui choisit les endroits rémunérateurs, à défaut d'être dangereux !
 Ancien Improviste


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On est activés
Le 5e disque du Jazztett Parfum de récidive (portrait d'une femme) est toujours disponible dans les boutiques spécialisées, le 6e consacré à ZAPPA LIVE Les noces de Dada (portrait d'un homme) est paru depuis le 29 mars 2007 !

Huit thèmes de Zappa (The Black Page, Dupree's Paradise, Zomby Woof, Pound for a Brown, Waka Jawaka, G-Spot Tornado,Son of Orange County, The Little House I used to live in) et quatre improvisations (Messiaen, Stravinsky, Moussay, Struber) constituent Les Noces de Dada parues le 29 mars 2007 au Chant du Monde/Harmonia Mundi.
 
Et n'oubliez de savourer toujours et encore Parfum de Récidive avec dix compositions de Struber (Prélude à l'inattendue, Parfum de récidive, Sur l'aile de l'imprévisible, Entre les parenthèses du silence, Le fumet de crustacés, Fécondation in rythmo, Aux portes du désir, Le boîtier de nos jours, Les noces dans la forêt, Le partage des ondes) plus une improvisation à l'orgue (à tuyaux) qui ont été créées dans une réalisation collective forte tant du point de vue de l'interprétation, du choix des timbres, de la magie des solos et du son des studios La Buissonne à Parnes les Fontaines. Les titres évoquent une "Famo Sapiens" bien particulière ... 

Jeux d'encre...
Valoriser l'enseignement artistique, dont l'éducation musicale,demeure une priorité. Le service de l'action culturelle et éducative du Conseil Général 54 a commandé à Bernard STRUBER une suite de chansons orientées rock et inspirées de textes écrits sous l'égide d'intervenants en miieu scolaire en 2000. Douze collèges et autant de professeurs de musique se sont investis dans ce projet depuis octobre 2006 ! De nombreuses résidences dans les collèges et ailleurs ont permis de préparer ce travail choral intense et passionnant, et de fomenter de nombreux liens d'amitié.
Trois chorales diférentes (130 choristes) se sont produites avec les musiciens du Struber z'tett dans trois lieux différents à 20h30 le 5 juin (Théâtre Gérard Philipe à FROUARD), le 7 juin (Centre Culturel Jean-l'Hote à NEUVES-MAISONS), le 9 juin (Centre Culturel Pablo Picasso à HOMECOURT).
Un enregistrement "live" de ces trois concerts mémorables sera publié en septembre.    




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